Le groupe est créé en 1993 à Teignmouth, dans le Devon (Royaume-Uni), tout d'abord sous le nom de Gothic Plague, alors qu'ils ne sont âgés que de quinze ans. Malgré tous leurs efforts, ils ne parviennent pas à se faire connaître en dehors du Devon.
En 1996, ils participent à un concours intitulé Battle Of The Bands à Teignmouth, sous le nom Rocket baby dolls. Néanmoins, la plupart des groupes y participant jouent de la musique pop ou funk, reflet de la scène musicale locale du moment, mais, à la grande surprise du jeune groupe britannique, ils remportent le concours. En effet, selon Matthew Bellamy, leur groupe jouait très mal.
Selon Bellamy, « Nous sommes arrivés sur scène, le visage totalement maquillé, nous étions très agressifs, nous jouions violemment et avons tout cassé sur scène. Tout cela pour dire que nous étions motivés, que cette attitude et cette volonté ont beaucoup fait. Nous avons ainsi gagné. »
Un jour, lors d'un cours d'arts plastiques, les trois jeunes musiciens font connaissance des neufs muses (les filles de Zeus et Mnémosyne dans la mythologie grecque). Ils recherchent sa signification dans le dictionnaire et c'est là que le groupe surnommé « Rocket Baby Dolls » passe à celui de « Muse ». Matthew Bellamy explique que le choix de ce nom était logique : il est facile a mémoriser, court, puissant...
Il fallait alors trouver un nom définitif pour le groupe. C'est « Muse » qui est retenu en raison des trois filles avec qui traînait Matthew au lycée. Elles avaient l'habitude de se réunir afin de s'essayer à la magie noire et Matthew les accompagnait à la guitare. Ce n'est pas un hasard si Matt se prit d'amitié pour ces filles. En effet, un soir, lorsqu'il avait neuf ans, il descendit au rez-de-chaussée de leur maison et découvrit ses parents et son frère autour d'une planche Ouija. Sa mère, au lieu de le renvoyer se coucher, l'invita à venir s'asseoir avec eux. Elle lui expliqua ce qu'ils étaient exactement en train de faire, le rassura, lui affirma qu'il n'avait aucune raison d'avoir peur. Matthew, assez fier d'avoir pénétré le monde des adultes et d'avoir obtenu la confiance de ses parents, suivait sans crainte leur exemple : « J'allais à l'école et racontais à des gamins de 10 ans ce que je faisais, ils trouvaient ça effrayant et j'étais assez impressionné de faire quelque chose qui faisait peur aux autres et pas à moi. »
Bien qu'il soit britannique, le groupe est principalement influencé par la scène rock américaine du début des années 1990, notamment le grunge (Nirvana et Soundgarden). Cela lui permet ainsi de prendre le contre-pied de la Britpop, qui connaît un grand succès à l'époque. Quant à la scène britannique, ils sont surtout influencés par Jeff Buckley, Radiohead et The Verve. Ces deux derniers groupes se détachent alors de la Britpop par leur anti-conformisme sur scène. Muse introduit alors ces différentes influences dans sa musique. Au cours d'une série de concerts à Londres et à Manchester, ils tentent de se faire connaître, car ils ne comptent pas devenir célèbres en restant dans leur ville natale. C'est alors qu'ils font la connaissance de Dennis Smith, le propriétaire de la maison de disques Sawmills. Ils sortent leur premier « EP » (mini-album), en 1997 sous le label Dangerous Records. La sortie de leur second mini-album, Muscle Museum, marque un tournant dans la carrière de Muse en attirant l'attention du journaliste musical Steve Lamacq, qui écrit un article sur eux dans le magazine « New Musical Express » (plus connu sous le nom « NME »).
En 1998, Denis Smith crée la maison de disques Taste Media spécialement pour Muse, qui éveille rapidement l'intérêt d'autres maisons de disques. Ils peuvent ainsi garder une certaine liberté de création.
Ils signent ensuite avec Maverick Records aux États-Unis, ce qui leur permet de faire des concerts aux États-Unis. A leur retour au Royaume-Uni, Taste Media les fait signer avec plusieurs labels en Europe (Motor Records en Allemagne, Mushroom Records au Royaume-Uni et Naïve Records en France) ainsi qu'en Australie. Leur premier album, Showbiz (1999), est produit par John Leckie (qui a travaillé avec Radiohead sur l'album The Bends). Le style agressif de cet album et les nombreuses références lyriques rappellent le groupe à ses débuts.
La sortie de Showbiz leur permet d'assurer la première partie des concerts de Foo Fighters et de Red Hot Chili Peppers aux États-Unis devant plus de 20 000 spectateurs.
En 1999 et en 2000, Muse participe aux plus grands festivals européens, et donne des concerts au Japon et en Australie, faisant ainsi de plus en plus d'adeptes en Europe de l'ouest.
Le groupe s'assagit et écrit son deuxième album, Origin of Symmetry. Cet album est novateur, et propose un style plus imposant et des sons plus électroniques que le précédent.
En 2002, ils sortent un CD et un DVD live, Hullabaloo, enregistrement de leur concert à Paris. Ces sorties permettent à Muse d'atteindre les sommets des ventes britanniques.
Soulignons la présence sur cet album des plus grands succès de Muse, entre autres Bliss, New Born ou encore Feeling Good (repris de Nina Simone).
Le 22 septembre 2003 leur troisième album, Absolution, sort. L'album comporte le titre d'abord diffusé sur Internet, Stockholm Syndrome, ainsi que le single Time is Running Out. C'est lors de la sortie de cet album que le groupe atteint tout le monde. Les gens se laissent conduire par la mélodie dynamique et puissante de Time Is Running Out et l'atmosphère mystérieuse que Muse dégage de leurs créations. Le groupe joue sur les plus grandes scènes d'Europe et participent aux plus grand festivals. Muse joue sur des scènes très variées : en Europe, les concert débordent les 20,000 spectateurs tandis qu'en Amérique, Muse apparait sur des scènes beaucoup moins larges et peuplées (dans des clubs connus et autres...).
La tournée Absolution se termine par deux concerts de Londres, dans le mythique Earl's Court. Muse y joua les 19 et 20 décembre.
Je n'ai pas trop le temps de mettre des liens vers leur site officiel et aussi pour écouter leur chanson. Désolé.